EUPHA 2025 : PlaySafe et la Santé Publique face au Web
Le SEO et le SEA peuvent-ils nuire à la santé publique ? C’est la question posée par l’association PlaySafe lors de la 18ème Conférence de l’European Public Health Association (EUPHA) à Helsinki. En ligne de mire : la visibilité démesurée du GBL et des Nouveaux Produits de Synthèse (NPS) sur Google, au détriment de la prévention.
Lors du dernier séminaire européen de santé publique, l’association PlaySafe a marqué les esprits. Ses experts en Digital Health ont fait une révélation majeure. Ils expliquent comment les stratégies d’acquisition digitale classiques sont détournées. Aujourd’hui, ces techniques favorisent directement la vente de produits psychoactifs en ligne.
1. Une faille numérique au service des NPS : un enjeu de Santé Publique
Le président de PlaySafe a pris la parole lors de la session 4.E. Cette séquence portait sur les outils numériques et les stratégies de données. Il y a présenté un plaidoyer inédit. Son étude prouve un défaut majeur : les moteurs de recherche classent mal l’information. Ils ne distinguent pas un produit de consommation classique des substances à haut risque. Cela concerne directement le GBL et les NPS (Nouveaux Produits de Synthèse).
Pourquoi le SEO et le SEA menace-t-il la Santé Publique ?
Le constat de PlaySafe s’appuie sur une analyse technique des pages de résultats (SERP) :
- Domination du SEO marchand : Les boutiques de GBL optimisent parfaitement leur contenu. Elles sont si efficaces qu’elles relèguent les sites de prévention en deuxième page.
- Pression du SEA : Les enchères publicitaires profitent aux acteurs commerciaux. Ces derniers occupent les emplacements les plus visibles. Ils captent ainsi immédiatement l’attention de l’internaute.
Le chiffre à retenir : La présentation de ce plaidoyer a reçu la note scientifique de 6.25/10, soulignant l’urgence d’intégrer des critères de santé publique dans le développement des algorithmes.

2. Vers une régulation du “Search” pour la santé publique
L’enjeu n’est pas seulement technique, il est sociétal. PlaySafe appelle à une prise de conscience des géants du Web tel que Google et Bing, pour que le Digital Health ne soit pas qu’un mot d’ordre, mais une réalité algorithmique.
Les 3 piliers du plaidoyer PlaySafe :
- Priorisation éthique : Ajuster le maillage pour que les plateformes d’information et de prévention bénéficient d’un “boost” de visibilité sur les requêtes sensibles.
- Contrôle du SEA : Renforcer la modération des annonces liées aux produits chimiques pouvant être détournés.
- Transparence des données : Permettre aux acteurs de santé d’accéder aux tendances de recherche pour anticiper l’émergence de nouvelles drogues de synthèse.
Boostez votre impact numérique
Le combat de PlaySafe montre que la maîtrise du contenu est une arme puissante. Vous souhaitez optimiser votre visibilité pour des causes de santé publique ou des projets à forte valeur ajoutée ?
Actuellement, les algorithmes privilégient la pertinence commerciale. Pour des substances comme le GBL, cela signifie que les sites de vente, mieux optimisés techniquement, apparaissent avant les portails de prévention, facilitant ainsi l’accès aux produits.
Il s’agit d’utiliser les données de recherche pour identifier les pics de demande sur certaines substances et ajuster en temps réel les contenus de prévention afin de contrer les sites marchands dans la SERP.
La conférence a validé l’idée que la santé numérique doit inclure une régulation plus stricte du SEO/SEA pour les produits à risque, afin que les outils numériques servent la protection des usagers plutôt que le profit marchand.



